Redefining Survivor Guilt — Voices in Exile
Voices – Policy Paper · Survivor Guilt & Activism in Exile

Redefining Survivor Guilt

A Critical Analysis of the Experiences of Activists in Exile (AiEs) — how survivor guilt, rather than only a debilitating psychological burden, can function as a transformative resource generating transnational activism, ethical responsibility, and knowledge production.

What if the guilt of surviving isn't a wound to manage — but fuel for the work that follows?

The paper's core argument: Survivor guilt among activists in exile is most often understood through a deficit-based, pathologizing lens. Drawing on her own testimony and the testimonies of other exiled activists, Matida Daffeh argues it can instead function as a positive moral attunement — one that sustains political consciousness, ethical responsibility, and ongoing commitment to collective struggle, when AiEs secure the right support from their host countries.

Survivor guilt is thus examined not only as an emotional trap but as a potential catalyst for social and political transformation.

Matida Daffeh, from the paper's introduction
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About the author

Feminist Activist & Gender Specialist · PhD Student, OISE, University of Toronto

Matida Daffeh co-founded and led Girls' Agenda in the Gambia from 2011 to 2016, working against Female Genital Mutilation and other forms of gender-based oppression before being interrogated by the National Intelligence Agency and forced into exile. Since arriving in Canada, she has completed the University of Toronto's Transitional Year Program, her undergraduate degree with High Distinction, and a Master's degree, and is now a PhD student at OISE, University of Toronto — all while raising her Deaf son as a sole parent. She continues her anti-FGM advocacy from exile.

Voices – Document de politique · Culpabilité du survivant et activisme en exil

Redéfinir la culpabilité du survivant

Une analyse critique des expériences des activistes en exil (AeE) — comment la culpabilité du survivant, plutôt que d'être uniquement un fardeau psychologique invalidant, peut fonctionner comme une ressource transformatrice générant activisme transnational, responsabilité éthique et production de savoir.

Et si la culpabilité d'avoir survécu n'était pas une blessure à gérer, mais le carburant du travail qui suit ?

L'argument central du document : la culpabilité du survivant chez les activistes en exil est le plus souvent comprise à travers un prisme pathologisant, fondé sur un déficit. En s'appuyant sur son propre témoignage et sur ceux d'autres activistes en exil, Matida Daffeh soutient qu'elle peut au contraire fonctionner comme un accordage moral positif — qui soutient la conscience politique, la responsabilité éthique et l'engagement continu envers la lutte collective, lorsque les AeE reçoivent le bon soutien de leur pays d'accueil.

La culpabilité du survivant est ainsi examinée non seulement comme un piège émotionnel, mais comme un catalyseur potentiel de transformation sociale et politique.

Matida Daffeh, tirée de l'introduction du document
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À propos de l'auteure

Militante féministe et spécialiste des questions de genre · Étudiante au doctorat, OISE, Université de Toronto

Matida Daffeh a cofondé et dirigé Girls' Agenda en Gambie de 2011 à 2016, luttant contre les mutilations génitales féminines et d'autres formes d'oppression fondée sur le genre, avant d'être interrogée par l'Agence nationale du renseignement et contrainte à l'exil. Depuis son arrivée au Canada, elle a complété le Programme de l'année de transition de l'Université de Toronto, son baccalauréat avec grande distinction, ainsi qu'une maîtrise, et poursuit aujourd'hui un doctorat à l'OISE, Université de Toronto — tout en élevant seule son fils sourd. Elle poursuit son plaidoyer contre les mutilations génitales féminines depuis l'exil.

The Voices

Four Testimonies of Guilt as Catalyst

Four testimonies of survivor guilt as catalyst — the author's own, and three others featured on the Voice Project website.

From Redefining Survivor Guilt
Reflection prompt

"Contrary to the narrow interpretations of survivor guilt as emotionally numbing or paralyzing... it can serve as a springboard for deeper engagement, community organizing, and transformational activism."

Les Voix

Quatre témoignages d'une culpabilité devenue catalyseur

Quatre témoignages de la culpabilité du survivant comme catalyseur — celui de l'auteure, et trois autres présentés sur le site du Voice Project.

Tiré de Redéfinir la culpabilité du survivant
Question de réflexion

« Contrairement aux interprétations restrictives de la culpabilité du survivant comme émotionnellement engourdissante ou paralysante... elle peut servir de tremplin vers un engagement plus profond, l'organisation communautaire et un militantisme transformateur. »

Overview

Overview — Redefining Survivor Guilt

Theme 1 of the paper: moving beyond the pathologizing lens that has dominated how survivor guilt is understood.

From Redefining Survivor Guilt
How the dictionaries define it

Cambridge: "Difficult and painful feelings; shame; guilt." Oxford: "A feeling of guilt experienced by someone who has [survived] an event which another or others did not... tragic; remorse; responsibility." Merriam-Webster: "A feeling of deserving blame, a sense of inadequacy." The common thread, the paper argues, is negative association — distress, guilt, trauma, betrayal, helplessness.

01 The Medical Lens

"An interpersonal process... adversely experienced as distressing"

Even scholars attempting to broaden the definition of survivor guilt — Hutson, Hall and Pack (2015) — still frame it as "a negative cognitive or emotional state experienced by an individual who survives the very tragedy to which others have succumbed."

Daffeh argues this deficit lens does three things: it views survivors purely as victims; it frames survivor guilt only as a problem requiring biomedical and therapeutic "fixing"; and it creates a demarcation between those seen as having "troubled minds" and those assumed "normal" — a demarcation that itself contributes to stigma and the misconception that AiEs are not "qualified enough for certain jobs."

02 Theoretical Influences

Rethinking trauma's etymology

Daffeh draws on Renos Papadopoulos's work on trauma, which traces the concept to a Greek root meaning "to rub" — distinguishing a "rubbing in" that pierces and damages from a "rubbing off" that can cleanse and renew.

The paper also draws on transnational feminist, decolonial, human rights, and critical disability justice frameworks — including Chandra Talpade Mohanty's work on transnational feminist solidarity, Dina Nayeri's writing on the refugee experience, and Edward Said's reflections on exile — to situate survivor guilt as "a socially and politically produced response to injustice rather than a purely individual psychological condition."

This Paper is not my attempt to discredit and or devalue the materiality of survivor guilt... it is a call to pay attention to ways that AiEs have redefined survivor guilt such that it serves as a force to continue their work.

Matida Daffeh, from the paper's introduction
Reflection prompt

"I wonder if shifting the term might allow us to understand survivor guilt in its broad/holistic form, one that also contains quite a positive experience."

Aperçu

Aperçu — Redéfinir la culpabilité du survivant

Thème 1 du document : dépasser le prisme pathologisant qui a dominé la façon de comprendre la culpabilité du survivant.

Tiré de Redéfinir la culpabilité du survivant
Comment les dictionnaires la définissent

Cambridge : « Des sentiments difficiles et douloureux; la honte; la culpabilité. » Oxford : « Un sentiment de culpabilité éprouvé par une personne qui a [survécu] à un événement auquel une autre ou d'autres n'ont pas survécu... tragique; remords; responsabilité. » Merriam-Webster : « Un sentiment de mériter le blâme, un sentiment d'inadéquation. » Le fil conducteur, soutient le document, est une association négative — détresse, culpabilité, traumatisme, trahison, impuissance.

01 Le prisme médical

« Un processus interpersonnel... vécu négativement comme source de détresse »

Même les chercheurs qui tentent d'élargir la définition de la culpabilité du survivant — Hutson, Hall et Pack (2015) — la présentent encore comme « un état cognitif ou émotionnel négatif vécu par une personne qui survit à la tragédie même à laquelle d'autres ont succombé ».

Daffeh soutient que ce prisme déficitaire produit trois effets : il présente les survivants uniquement comme des victimes; il présente la culpabilité du survivant uniquement comme un problème nécessitant une « réparation » biomédicale et thérapeutique; et il crée une démarcation entre celles perçues comme ayant un « esprit troublé » et celles présumées « normales » — une démarcation qui contribue elle-même à la stigmatisation et à l'idée fausse que les AeE ne sont pas « suffisamment qualifiées pour certains emplois ».

02 Influences théoriques

Repenser l'étymologie du traumatisme

Daffeh s'appuie sur les travaux de Renos Papadopoulos sur le traumatisme, qui font remonter le concept à une racine grecque signifiant « frotter » — distinguant un « frottement qui pénètre » qui blesse et endommage, d'un « frottement qui efface » qui peut nettoyer et renouveler.

Le document s'appuie également sur des cadres féministes transnationaux, décoloniaux, relatifs aux droits de la personne et à la justice critique du handicap — dont les travaux de Chandra Talpade Mohanty sur la solidarité féministe transnationale, les écrits de Dina Nayeri sur l'expérience des réfugiés, et les réflexions d'Edward Said sur l'exil — pour situer la culpabilité du survivant comme « une réponse à l'injustice produite socialement et politiquement, plutôt qu'une condition psychologique purement individuelle ».

Ce document n'est pas une tentative de discréditer ou de dévaloriser la réalité de la culpabilité du survivant... c'est un appel à porter attention aux façons dont les AeE ont redéfini la culpabilité du survivant afin qu'elle serve de force pour poursuivre leur travail.

Matida Daffeh, tirée de l'introduction du document
Question de réflexion

« Je me demande si un changement de terme pourrait nous permettre de comprendre la culpabilité du survivant dans sa forme large et holistique, une forme qui comporte également une expérience assez positive. »

Policy Gap

Policy Gap — Protection Is a Means, Not an End

The paper's central policy critique: safety alone does not resolve what actually produces distress for AiEs.

From Redefining Survivor GuiltTheme From Commitment to Action
Protection alone is insufficient

"A means to an end and not an end in itself"

"AiEs want to be safe, but for many of us, part of being safe also means having our basic physiological and social needs met... Having protected status, as important as that may be, becomes insufficient if AiEs are left without employment opportunities, adequate mentorship, or pathways to utilize their expertise."

"Most AiEs have been independent their entire lives, so the feeling of being 'unproductive'... is a significant stressor... This is not merely because of the trauma or survivor guilt they may carry; it is often because they feel betrayed by systemic failures in their host countries."

Beyond "savior"-based frameworks

From passive recipients to primary stakeholders

The paper calls on host countries, the United Nations, and civil society to move "beyond commitment, protection-only models, and/or 'savior'-based frameworks toward actively implementing commitments that recognize and nurture the expertise, agency, and leadership of activists in exile."

Canada's own Guidelines on Supporting Human Rights Defenders — referred to throughout the paper as "The Guidelines" — already exhort recognizing AiEs as primary stakeholders with the capacity to shape societies and advance social justice causes globally. The paper's argument is that this commitment has not yet been converted into implementation.

Epistemic exclusion

Objects of study, not producers of knowledge

"Academic institutions often position AiEs as objects of study or passive recipients of protection rather than as producers of knowledge, including theory, research, and praxis."

"This systemic exclusion strips human rights defenders of their agency as critical scholars and limits them from meaningfully contributing to knowledge production, thereby leaving a significant gap in academic literature that centers their voices" — a loss, the paper argues, "not only [for AiEs]... but also... for academia."

Lacune politique

Lacune politique — La protection est un moyen, non une fin

La critique politique centrale du document : la sécurité seule ne résout pas ce qui produit réellement la détresse chez les AeE.

Tiré de Redéfinir la culpabilité du survivantThème De l'engagement à l'action
La protection seule est insuffisante

« Un moyen vers une fin, et non une fin en soi »

« Les AeE veulent être en sécurité, mais pour beaucoup d'entre nous, être en sécurité signifie aussi voir nos besoins physiologiques et sociaux de base comblés... Le statut de protection, aussi important soit-il, devient insuffisant si les AeE sont laissées sans possibilités d'emploi, sans mentorat adéquat, ni moyens de mettre à profit leur expertise. »

« La plupart des AeE ont été indépendantes toute leur vie, donc le sentiment d'être "improductive"... constitue un facteur de stress important... Ce n'est pas seulement en raison du traumatisme ou de la culpabilité du survivant qu'elles peuvent porter; c'est souvent parce qu'elles se sentent trahies par les défaillances systémiques de leur pays d'accueil. »

Au-delà des cadres fondés sur le « sauveur »

De bénéficiaires passives à parties prenantes principales

Le document invite les pays d'accueil, les Nations Unies et la société civile à aller « au-delà de l'engagement, des modèles axés uniquement sur la protection et/ou des cadres fondés sur le "sauveur", vers la mise en œuvre active d'engagements qui reconnaissent et nourrissent l'expertise, l'agentivité et le leadership des activistes en exil ».

Les propres Lignes directrices du Canada sur l'appui aux défenseurs des droits de la personne — désignées tout au long du document comme « les Lignes directrices » — exhortent déjà à reconnaître les AeE comme des parties prenantes principales ayant la capacité de façonner les sociétés et de faire progresser les causes de justice sociale à l'échelle mondiale. L'argument du document est que cet engagement n'a pas encore été traduit en mise en œuvre.

Exclusion épistémique

Objets d'étude, non productrices de savoir

« Les institutions académiques positionnent souvent les AeE comme des objets d'étude ou des bénéficiaires passives de protection, plutôt que comme des productrices de savoir, y compris de théorie, de recherche et de praxis. »

« Cette exclusion systémique prive les défenseures des droits de la personne de leur agentivité en tant que chercheuses critiques et limite leur capacité à contribuer de façon significative à la production de savoir, laissant ainsi une lacune importante dans la littérature académique qui centre leurs voix » — une perte, soutient le document, « non seulement [pour les AeE]... mais aussi... pour le milieu académique ».

Landscape

Landscape — Local and Global Responses

Theme 4 of the paper: how transnational feminist solidarity already functions as a lifeline — and what platforms like Voice of Activists in Exile add.

From Redefining Survivor Guilt
In the author's words

How solidarity became a lifeline

"I was able to reach Canada safely through a combination of local and international support. When my life was threatened in The Gambia, my case was shared with Amnesty International by a local feminist organization, Gamcotrap."

"Amnesty International contacted me while I was working in Casamance, Southern Senegal, shortly before I traveled to Canada. Their involvement played a significant role in strengthening my asylum claim." An international feminist organization then facilitated her departure as a participant of the Women's Human Rights Institute (WHRI) in 2016 — founded in 2004 to strengthen the leadership and impact of women's human rights defenders through frameworks such as CEDAW.

Framework

Transnational feminist solidarity

Drawing on Chandra Talpade Mohanty's work, Daffeh writes from a "dual positioning" — political commitments rooted in the material realities of the Global South while simultaneously implicated in feminist social justice struggles in the North.

"Feminist solidarity... proceeds from the recognition that women's struggles, while contextually specific, are structurally interconnected across presumed differences, rather than reinforcing logics of 'othering.'" Women's human rights defenders who challenge patriarchal and colonial systems of power are frequently labeled "dangerous" — not because they are, but "because their work disrupts patriarchy and entrenched systems of power."

By centering activist narratives, [Voice of Activists in Exile] challenges narrow and problematic perceptions of activists as destabilizing or burdensome... it highlights AiEs as knowledge producers, movement builders, and agents of change.

Theme 4 — Rethinking Local and Global Responses to Activists in Exile
Reflection prompt

"The causes that forced AiEs into exile do not disappear once they cross borders. If anything, these commitments often intensify."

Portrait

Portrait — Réponses locales et mondiales

Thème 4 du document : comment la solidarité féministe transnationale fonctionne déjà comme une bouée de sauvetage — et ce que des plateformes comme Voice of Activists in Exile y ajoutent.

Tiré de Redéfinir la culpabilité du survivant
Dans les mots de l'auteure

Comment la solidarité est devenue une bouée de sauvetage

« J'ai pu atteindre le Canada en toute sécurité grâce à une combinaison de soutien local et international. Lorsque ma vie a été menacée en Gambie, mon cas a été transmis à Amnistie internationale par une organisation féministe locale, Gamcotrap. »

« Amnistie internationale m'a contactée alors que je travaillais en Casamance, dans le sud du Sénégal, peu avant mon départ pour le Canada. Leur intervention a joué un rôle important dans le renforcement de ma demande d'asile. » Une organisation féministe internationale a ensuite facilité son départ à titre de participante au Women's Human Rights Institute (WHRI) en 2016 — fondé en 2004 pour renforcer le leadership et l'impact des défenseures des droits des femmes à travers des cadres tels que la CEDEF.

Cadre théorique

Solidarité féministe transnationale

S'appuyant sur les travaux de Chandra Talpade Mohanty, Daffeh écrit à partir d'un « positionnement double » — des engagements politiques ancrés dans les réalités matérielles du Sud global, tout en étant simultanément impliquée dans les luttes féministes de justice sociale du Nord.

« La solidarité féministe... découle de la reconnaissance que les luttes des femmes, bien que spécifiques à leur contexte, sont structurellement interreliées par-delà les différences présumées, plutôt que de renforcer des logiques d'"altérisation". » Les défenseures des droits des femmes qui contestent les systèmes de pouvoir patriarcaux et coloniaux sont fréquemment qualifiées de « dangereuses » — non pas parce qu'elles le sont, mais « parce que leur travail perturbe le patriarcat et les systèmes de pouvoir établis ».

En centrant les récits militants, [Voice of Activists in Exile] remet en question les perceptions restrictives et problématiques des activistes comme déstabilisantes ou pesantes... il met en lumière les AeE comme productrices de savoir, bâtisseuses de mouvements et agentes de changement.

Thème 4 — Repenser les réponses locales et mondiales aux activistes en exil
Question de réflexion

« Les causes qui ont forcé les AeE à l'exil ne disparaissent pas une fois la frontière franchie. Au contraire, ces engagements s'intensifient souvent. »

Policy Recommendations

From Commitment to Action

"From Commitment to Action: Time to Implement 'The Guidelines'" — four Policy Areas, presented in the paper without hierarchy or particular order.

From Redefining Survivor GuiltAuthor Matida Daffeh
Recommandations politiques

De l'engagement à l'action

« De l'engagement à l'action : le temps est venu de mettre en œuvre "les Lignes directrices" » — quatre domaines politiques, présentés dans le document sans hiérarchie ni ordre particulier.

Tiré de Redéfinir la culpabilité du survivantAuteure Matida Daffeh
Conclusion

Survivor Guilt, Redefined as Hope

Survivor guilt, redefined — as hope, not only as harm.

From Redefining Survivor Guilt
Closing Argument

"They serve as hope for humanity"

"The work of AiEs is critical and dangerous because of the risks involved... They serve as hope for humanity and continue to reorganize and reshape the world, even if that means risking their lives and those of their families and colleagues and/or restarting life anew."

"AiEs are committed to justice, equality, and liberation, despite being in exile. If anything, their experiences with trauma and survivor guilt have amplified this commitment. They remain connected to their home countries while building community and forming solidarities with like-minded groups to champion their cause."

"More than merely providing physical safety and counselling, as important as those are, the demands and recommendations highlighted in this piece will go a long way toward addressing the systemic challenges that most AiEs encounter."

Without oversimplifying the experience, survivor guilt and trauma must be acknowledged — but we must move beyond deficit-based understandings and approach them holistically, in order to address root causes.

Matida Daffeh — Conclusion
Conclusion

La culpabilité du survivant, redéfinie comme espoir

La culpabilité du survivant, redéfinie — comme espoir, non seulement comme blessure.

Tiré de Redéfinir la culpabilité du survivant
Argument de clôture

« Elles incarnent l'espoir pour l'humanité »

« Le travail des AeE est essentiel et dangereux en raison des risques encourus... Elles incarnent l'espoir pour l'humanité et continuent de réorganiser et de refaçonner le monde, même si cela signifie risquer leur vie et celle de leur famille et de leurs collègues et/ou recommencer leur vie à zéro. »

« Les AeE sont engagées envers la justice, l'égalité et la libération, malgré l'exil. Au contraire, leurs expériences du traumatisme et de la culpabilité du survivant ont amplifié cet engagement. Elles restent connectées à leur pays d'origine tout en bâtissant une communauté et en formant des solidarités avec des groupes partageant les mêmes idées pour défendre leur cause. »

« Au-delà de la simple sécurité physique et du counseling, aussi importants soient-ils, les demandes et recommandations mises en lumière dans ce document contribueront grandement à répondre aux défis systémiques que rencontrent la plupart des AeE. »

Sans simplifier à outrance l'expérience, la culpabilité du survivant et le traumatisme doivent être reconnus — mais nous devons dépasser les compréhensions fondées sur le déficit et les aborder de façon holistique, afin de nous attaquer aux causes profondes.

Matida Daffeh — Conclusion
Matida Daffeh

Matida Daffeh has over 15 years of experience in the field of women and children’s rights, working with and collaborating with numerous non-governmental and grassroots organizations across The Gambia and the Senegambian subregion, including Casamance (Southern Senegal) and Guinea-Bissau.She is also a researcher on the intersections of disability (deafness), race, and immigration, as well as the sexual and reproductive health rights of girls and women. She is completing her PhD in the Department of Social Justice Education at the Ontario Institute for Studies in Education (OISE), University of Toronto. She co-founded The Girls’ Agenda (TGA), a young feminist grassroots movement dedicated to eliminating female genital mutilation (FGM) and other “harmful” traditional practices that affect the rights and well-being of women and girls in The Gambia and the broader Senegambian subregion.

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