The Untapped Potential of Exiled Experts — Voices in Exile
Voices – Policy Paper · Exiled Experts in Foreign Policy

The Untapped Potential of Exiled Experts

A Policy Framework — on why Canada's foreign policy institutions are overlooking a strategic asset already within its borders: the expertise of exiled activists, journalists, and human rights defenders.

Canada already funds this expertise abroad. What changes when it arrives at Canada's own front door?

The paper's core argument: Canada supports civil society leaders abroad as agents of change through funding and employment — but once these same individuals arrive in Canada as refugees, their credentials and expertise go unrecognized, forfeiting a strategic foreign-policy asset already within its borders.

Competence and commitment, rather than origin or migration status, define belonging in Canada's public life.

Ruba Musleh, from the paper's conclusion
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About the author

PhD Candidate, International Development and Global Studies, University of Ottawa

Ruba Musleh brings extensive experience working with communities, universities, government institutions, and international partners in Palestine, where she spent most of her life. She led the Aid Coordination Secretariat at the Palestinian Prime Minister's Office, through which she gained firsthand insight into local development challenges. She is committed to bridging research and policy to support more effective, locally driven responses to protracted crises shaped by systemic violence. She is a PhD candidate in International Development and Global Studies at the University of Ottawa, researching Sumud (steadfastness) as a form of everyday governance practice in Palestine.

Voices – Document de politique · Experts en exil et politique étrangère

Le potentiel inexploité des experts en exil

Un cadre de politique — sur les raisons pour lesquelles les institutions canadiennes de politique étrangère négligent un atout stratégique déjà présent sur son territoire : l'expertise des militants, journalistes et défenseurs des droits de la personne en exil.

Le Canada finance déjà cette expertise à l'étranger. Que change-t-il lorsqu'elle arrive à sa propre porte ?

L'argument central du document : le Canada soutient les leaders de la société civile à l'étranger, en tant qu'agents de changement, par le financement et l'emploi — mais dès que ces mêmes personnes arrivent au Canada comme réfugiées, leurs titres de compétences et leur expertise ne sont plus reconnus, ce qui fait perdre un atout stratégique de politique étrangère déjà présent sur le territoire canadien.

La compétence et l'engagement, plutôt que l'origine ou le statut migratoire, définissent l'appartenance à la vie publique canadienne.

Ruba Musleh, tiré de la conclusion du document
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À propos de l'auteure

Candidate au doctorat, Développement international et études mondiales, Université d'Ottawa

Ruba Musleh possède une vaste expérience de collaboration avec des communautés, des universités, des institutions gouvernementales et des partenaires internationaux en Palestine, où elle a passé la majeure partie de sa vie. Elle a dirigé le Secrétariat de coordination de l'aide au Bureau du premier ministre palestinien, ce qui lui a donné une compréhension directe des enjeux du développement local. Elle s'engage à relier la recherche et la politique afin de soutenir des réponses plus efficaces et ancrées localement face aux crises prolongées façonnées par la violence systémique. Elle poursuit un doctorat en développement international et études mondiales à l'Université d'Ottawa, où ses recherches portent sur le Sumud (la stéadfastesse) comme forme de gouvernance quotidienne en Palestine.

The Voices

Nine Experts, One Overlooked Asset

Nine exiled experts the paper profiles directly — journalists, defenders, and diplomats whose expertise Canada already funded abroad, and now overlooks at home.

From The Untapped Potential of Exiled Experts
Reflection prompt

Canada already funds this expertise abroad. What changes if the same expertise arrives at Canada's own front door?

Les Voix

Neuf experts, un atout négligé

Neuf experts en exil que le document profile directement — journalistes, défenseurs et diplomates dont l'expertise a déjà été financée par le Canada à l'étranger, et qui est aujourd'hui négligée une fois sur son territoire.

Tiré de Le potentiel inexploité des experts en exil
Question de réflexion

Le Canada finance déjà cette expertise à l'étranger. Que change-t-il si la même expertise arrive à sa propre porte ?

Overview

Funded Abroad, Unrecognized at Home

What this paper examines, and why it matters to Canada's own strategic interests — not only its humanitarian ones.

From The Untapped Potential of Exiled Experts
01 The Paradox

Funded abroad, unrecognized at home

Canada supports civil society leaders in their home countries as agents of change, through funding and employment. Once these same individuals arrive in Canada as refugees, their credentials and expertise go unrecognized.

Exiled intellectuals and activists possess exactly the expertise Canada's foreign policy areas require — deep country and regional knowledge acquired through years of lived and professional experience. Yet structural barriers, from funding eligibility to credential recognition, keep that expertise locked out of the policymaking it's most relevant to.

02 Three Pillars

Trade, development, and security

Canadian foreign policy operates through three interconnected areas: trade and investment, international development, and defense and security.

Each area requires deep country and regional expertise to operate effectively across complex local political, economic, and security environments — precisely the expertise exiled intellectuals and activists already possess.

Why this paper matters

Instead of experts, Canada pays for consultants

Instead of benefiting from these experts, Canadian policymakers rely on expensive external consultants to provide analysis based on secondhand information.

The paper proceeds through four sections: identifying critical gaps across foreign policy areas where exiled experts possess needed expertise; reframing the problem as potential through proven successes, comparative advantages, and international models; and proposing two concrete modifications to existing programs — expanding GAC grant eligibility, and institutionalizing exiled experts in policy consultation.

Reflection prompt

If Canada already trusts this expertise enough to fund it overseas, what exactly changes when the expert crosses the border?

Aperçu

Financés à l'étranger, non reconnus au pays

Ce qu'examine ce document, et pourquoi il touche aux intérêts stratégiques propres du Canada — pas seulement humanitaires.

Tiré de Le potentiel inexploité des experts en exil
01 Le paradoxe

Financés à l'étranger, non reconnus au pays

Le Canada soutient les leaders de la société civile dans leur pays d'origine, en tant qu'agents de changement, par le financement et l'emploi. Dès que ces mêmes personnes arrivent au Canada comme réfugiées, leurs titres de compétences et leur expertise ne sont plus reconnus.

Les intellectuels et militants en exil possèdent exactement l'expertise que requièrent les secteurs de la politique étrangère canadienne — une connaissance approfondie des pays et des régions, acquise au fil d'années d'expérience vécue et professionnelle. Pourtant, des obstacles structurels, de l'admissibilité au financement à la reconnaissance des titres de compétences, maintiennent cette expertise à l'écart de l'élaboration des politiques auxquelles elle est le plus pertinente.

02 Trois piliers

Commerce, développement et sécurité

La politique étrangère canadienne s'articule autour de trois domaines interreliés : le commerce et l'investissement, le développement international, ainsi que la défense et la sécurité.

Chaque domaine exige une expertise approfondie des pays et des régions pour agir efficacement dans des environnements politiques, économiques et sécuritaires locaux complexes — précisément l'expertise que possèdent déjà les intellectuels et militants en exil.

Pourquoi ce document importe

Au lieu d'experts, le Canada paie des consultants

Plutôt que de tirer parti de ces experts, les décideurs canadiens font appel à des consultants externes coûteux pour obtenir des analyses fondées sur des renseignements de seconde main.

Le document se déroule en quatre volets : repérer les lacunes critiques dans les secteurs de politique étrangère où les experts en exil possèdent l'expertise requise; recadrer le problème comme un potentiel à travers des réussites prouvées, des avantages comparatifs et des modèles internationaux; et proposer deux modifications concrètes aux programmes existants — élargir l'admissibilité aux subventions d'AMC, et institutionnaliser la consultation des experts en exil dans l'élaboration des politiques.

Question de réflexion

Si le Canada fait déjà suffisamment confiance à cette expertise pour la financer à l'étranger, qu'est-ce qui change exactement lorsque l'expert traverse la frontière ?

Policy Gap

Policy Gap — Missing Voices in Canadian Foreign Policy

Across all three pillars of foreign policy, the same structural barriers repeat: funding eligibility rules, credential recognition gaps, and an unwillingness to treat experience gained abroad as equal to Canadian experience.

From The Untapped Potential of Exiled ExpertsTheme Structural Barriers
2.1 — Unused Trade Knowledge
01 Trade & Investment

Excluded from the markets they understand best

Exiled professionals are often excluded from policymaking and consultation processes, largely due to the lack of recognized Canadian experience or credentials.

Canada's Trade Commissioner Service, operating under Global Affairs Canada in over 160 cities worldwide, needs deep understanding of how markets function as political and economic spaces — not merely transactional ones. Exiled experts possess exactly this knowledge through years of grounded experience. Instead, Canada pays substantial consulting fees for secondhand market intelligence, producing risk assessments that are technically sound but politically shallow.

02 2.2 — Development Programming Paradox

Funded overseas, unfunded once they arrive

Exiled activists can neither benefit from funding targeting organizations in their home countries, nor access funding for Canadian civil society organizations — newcomers typically lack the registration status or track record required.

Canada places supporting civil society organizations as a top priority in its efforts to promote democracy and human rights abroad, reaching countries including Ukraine, Haiti, Bangladesh, Ethiopia, Myanmar, and the Gambia. Many of the human rights defenders who fled those same contexts continue their activism in Canada largely unpaid, unable to secure the funding their expertise would easily attract if they still lived abroad.

03 2.3 — Security Intelligence Blind Spots

Insider knowledge, no institutional channel

The Department of National Defence, CSIS, and the Communications Security Establishment all require deep country expertise on informal power networks and local conflict drivers — yet security institutions rarely recognize exiled professionals' credentials.

Ukraine, Afghanistan, Myanmar, and Iraq illustrate how this gap undermines Canada's own security interests. Professionals with firsthand knowledge of disinformation tactics, Taliban negotiating strategy, military-civilian power dynamics, and sectarian politics remain excluded from Canadian security policy processes, while Canada pays for analysis built on secondhand information.

Collective Impact

A systemic misalignment, not three separate problems

Across trade, development, and security, the trend is clear: a set of structural barriers — funding eligibility criteria, credential recognition complications, and the refusal to treat experience gained abroad as equal — keeps Canada from benefiting from exiled expertise.

Expertise that Canada funds and relies on overseas becomes invisible the moment those same individuals relocate to Canada. This is not a series of isolated program gaps — it is a systemic misalignment between the country's resettlement institutions and its foreign policy institutions.

Lacune politique

Lacune politique — Des voix absentes de la politique étrangère canadienne

Dans les trois piliers de la politique étrangère, les mêmes obstacles structurels se répètent : règles d'admissibilité au financement, lacunes dans la reconnaissance des titres de compétences, et refus de traiter l'expérience acquise à l'étranger sur un pied d'égalité avec l'expérience canadienne.

Tiré de Le potentiel inexploité des experts en exilThème Obstacles structurels
2.1 — Une connaissance commerciale inexploitée
01 Commerce et investissement

Exclus des marchés qu'ils comprennent le mieux

Les professionnels en exil sont souvent exclus des processus d'élaboration des politiques et de consultation, en grande partie faute d'expérience ou de titres de compétences reconnus au Canada.

Le Service des délégués commerciaux du Canada, qui relève d'Affaires mondiales Canada dans plus de 160 villes à travers le monde, a besoin d'une compréhension approfondie du fonctionnement des marchés en tant qu'espaces politiques et économiques — et pas seulement transactionnels. Les experts en exil possèdent exactement cette connaissance, acquise au fil d'années d'expérience ancrée. Le Canada paie plutôt des honoraires de consultation substantiels pour des renseignements de marché de seconde main, produisant des évaluations de risque techniquement solides mais politiquement superficielles.

02 2.2 — Le paradoxe du financement du développement

Financés à l'étranger, non financés une fois arrivés

Les militants en exil ne peuvent bénéficier ni du financement destiné aux organisations de leur pays d'origine, ni de celui destiné aux organisations de la société civile canadienne — les nouveaux arrivants n'ayant généralement pas le statut d'enregistrement ou les antécédents requis.

Le Canada accorde une priorité élevée au soutien des organisations de la société civile dans ses efforts pour promouvoir la démocratie et les droits de la personne à l'étranger, notamment en Ukraine, en Haïti, au Bangladesh, en Éthiopie, au Myanmar et en Gambie. Bon nombre des défenseurs des droits de la personne ayant fui ces mêmes contextes poursuivent leur militantisme au Canada largement bénévolement, incapables d'obtenir le financement que leur expertise attirerait facilement s'ils vivaient encore à l'étranger.

03 2.3 — Angles morts du renseignement de sécurité

Des connaissances internes, aucun canal institutionnel

Le ministère de la Défense nationale, le SCRS et le Centre de la sécurité des télécommunications exigent tous une expertise approfondie des pays sur les réseaux de pouvoir informels et les moteurs locaux des conflits — pourtant, les institutions de sécurité reconnaissent rarement les titres de compétences des professionnels en exil.

L'Ukraine, l'Afghanistan, le Myanmar et l'Irak illustrent comment cette lacune compromet les intérêts sécuritaires propres du Canada. Des professionnels ayant une connaissance directe des tactiques de désinformation, de la stratégie de négociation des talibans, des dynamiques de pouvoir civilo-militaires et des politiques confessionnelles demeurent exclus des processus canadiens de politique de sécurité, tandis que le Canada paie pour des analyses fondées sur des renseignements de seconde main.

Impact collectif

Un décalage systémique, non trois problèmes distincts

Dans le commerce, le développement et la sécurité, la tendance est claire : un ensemble d'obstacles structurels — critères d'admissibilité au financement, complications liées à la reconnaissance des titres de compétences, et le refus de traiter l'expérience acquise à l'étranger sur un pied d'égalité — empêche le Canada de tirer parti de l'expertise en exil.

L'expertise que le Canada finance et sur laquelle il s'appuie à l'étranger devient invisible dès que ces mêmes personnes s'installent au Canada. Il ne s'agit pas d'une série de lacunes programmatiques isolées — c'est un décalage systémique entre les institutions d'établissement du pays et ses institutions de politique étrangère.

Landscape

Landscape — What's Already Working

Despite the barriers, some exiled activists found ways to prove their expertise anyway. What they built without institutional support — and what Germany and the UK do with government backing — shows the opportunity clearly.

From The Untapped Potential of Exiled Experts
3.2 — The Value of Activists in Exile
01 Value Pillar

Network effects

Exiled activists stay connected to local communities, diaspora groups, and actors in their countries of origin — enabling rapid information flows Canada can't replicate through conventional channels.

02 Value Pillar

Contextual knowledge

Deep, lived knowledge of political, social, and economic systems that Canadian institutions otherwise try to understand from the outside — enhancing risk assessment and program design.

03 Value Pillar

Values alignment

A commitment to democracy and human rights demonstrated through years of activism under real personal risk — not claimed through a policy statement, but proven through sustained practice.

04 Value Pillar

Cost-effectiveness

Operating through volunteer networks and community resources, exiled-led initiatives deliver significant impact at a fraction of the cost of conventional consulting or program budgets.

The question is not whether exiled professionals can contribute, but whether Canada will modify policies to enable their contribution.

Section 3.2 — The Value of Activists in Exile
3.3 — International Models
ProgramModelFundingInstitutional Integration
Germany — Philipp Schwartz InitiativeCentralized, government-funded, university-hosted fellowships€17M+ in federal funding since 2015670+ scholars placed in 100+ German universities since 2016
United Kingdom — CARA / Scholars at RiskInstitutionally embedded placements combining protection with professional rolesMultiple sources, including government fundingNetwork of 100+ UK higher education institutions
Canada — Scholars at Risk (current)Decentralized, no umbrella coordinating organizationLargely unfundedWeakly connected to public policy systems

Germany and the UK show that institutional integration — not just protection — is what converts displaced expertise into sustained capacity. Canada's current framework prioritizes resettlement and basic services without systematically integrating displaced professionals into the academic, policy, or professional structures that would let them contribute.

3.1 — Success Stories Despite Barriers

Three initiatives built almost entirely without institutional support show what becomes possible with it. Meet Hooria Sardar, Kawthar Ramadan, and Khaled in The Voices.

Physical protection vs. sustained partnership

Germany and the UK treat displaced experts as strategic assets to integrate. Canada, by contrast, largely treats them as humanitarian cases to protect. The paper argues these are not the same commitment.

Portrait

Portrait — Ce qui fonctionne déjà

Malgré les obstacles, certains militants en exil ont tout de même trouvé des moyens de faire valoir leur expertise. Ce qu'ils ont bâti sans soutien institutionnel — et ce que l'Allemagne et le Royaume-Uni réalisent avec l'appui de leur gouvernement — montre clairement l'occasion à saisir.

Tiré de Le potentiel inexploité des experts en exil
3.2 — La valeur des militants en exil
01 Pilier de valeur

Effets de réseau

Les militants en exil restent en contact avec les communautés locales, les groupes de la diaspora et les acteurs de leur pays d'origine — ce qui permet des flux d'information rapides que le Canada ne peut reproduire par des canaux classiques.

02 Pilier de valeur

Connaissance contextuelle

Une connaissance approfondie et vécue des systèmes politiques, sociaux et économiques que les institutions canadiennes tentent autrement de comprendre de l'extérieur — renforçant l'évaluation des risques et la conception des programmes.

03 Pilier de valeur

Alignement des valeurs

Un engagement envers la démocratie et les droits de la personne démontré par des années de militantisme sous un risque personnel réel — non affirmé dans un énoncé de politique, mais prouvé par une pratique soutenue.

04 Pilier de valeur

Rentabilité

En s'appuyant sur des réseaux de bénévoles et des ressources communautaires, les initiatives menées par des personnes en exil produisent un impact considérable pour une fraction du coût des budgets classiques de consultation ou de programme.

La question n'est pas de savoir si les professionnels en exil peuvent contribuer, mais si le Canada modifiera ses politiques pour permettre cette contribution.

Section 3.2 — La valeur des militants en exil
3.3 — Modèles internationaux
ProgrammeModèleFinancementIntégration institutionnelle
Allemagne — Initiative Philipp SchwartzBourses centralisées, financées par le gouvernement, hébergées par les universitésPlus de 17 M€ de financement fédéral depuis 2015Plus de 670 chercheurs placés dans plus de 100 universités allemandes depuis 2016
Royaume-Uni — CARA / Scholars at RiskPlacements intégrés aux institutions, combinant protection et rôles professionnelsSources multiples, y compris le financement gouvernementalRéseau de plus de 100 établissements d'enseignement supérieur britanniques
Canada — Scholars at Risk (actuel)Décentralisé, aucun organisme de coordination centralLargement non financéFaiblement relié aux systèmes de politique publique

L'Allemagne et le Royaume-Uni montrent que l'intégration institutionnelle — et non seulement la protection — est ce qui transforme l'expertise déplacée en capacité durable. Le cadre actuel du Canada privilégie l'établissement et les services de base sans intégrer systématiquement les professionnels déplacés dans les structures académiques, politiques ou professionnelles qui leur permettraient de contribuer.

3.1 — Réussites malgré les obstacles

Trois initiatives bâties presque entièrement sans soutien institutionnel montrent ce qui devient possible avec un tel soutien. Découvrez Hooria Sardar, Kawthar Ramadan et Khaled dans Les Voix.

Protection physique contre partenariat durable

L'Allemagne et le Royaume-Uni traitent les experts déplacés comme des atouts stratégiques à intégrer. Le Canada, en revanche, les traite en grande partie comme des cas humanitaires à protéger. Le document soutient qu'il ne s'agit pas du même engagement.

Policy Recommendations

Two Modifications, Minimal New Investment

Two targeted modifications to existing programs — requiring minimal new investment while generating substantial benefit to Canadian foreign policy.

From The Untapped Potential of Exiled ExpertsAuthor Ruba Musleh
Recommandations politiques

Deux modifications, un investissement minimal

Deux modifications ciblées apportées à des programmes existants — exigeant un investissement minimal tout en générant un bénéfice substantiel pour la politique étrangère canadienne.

Tiré de Le potentiel inexploité des experts en exilAuteure Ruba Musleh
Conclusion

From Protection Toward Long-Term Partnership

From protection toward long-term partnership.

From The Untapped Potential of Exiled Experts
Closing Argument

A structural misalignment between values and practice

Canada hosts a growing number of exiled journalists, human rights defenders, and civil society leaders with direct experience in countries where Canadian interests are engaged — yet lacks the systematic mechanisms to draw on their expertise.

While Canada invests heavily in supporting civil society abroad, it offers limited opportunity for these same leaders to remain professionally engaged once resettled — reducing both its humanitarian impact and its policy effectiveness. Their expertise was built through long professional work and activism in fragile, authoritarian, and conflict-affected settings; it reflects how power dynamics play out in practice and cannot be captured through conventional consulting or academic analysis alone.

The two proposed modifications — expanding grant eligibility and institutionalizing consultation mechanisms — offer a practical, low-cost path forward, relying mainly on reallocating existing resources rather than new spending. In doing so, these reforms would shift Canada's approach from protection toward long-term partnership, transforming underutilized refugee talent into a foreign policy asset. As democratic space continues to shrink worldwide, how host countries engage exiled knowledge will only grow more important — and Canada has an opportunity to lead by example.

In an era of geopolitical uncertainty, leaving this expertise untapped is a missed opportunity.

Section 5 — Conclusion
Conclusion

De la protection vers un partenariat durable

De la protection vers un partenariat durable.

Tiré de Le potentiel inexploité des experts en exil
Argument de clôture

Un décalage structurel entre les valeurs et la pratique

Le Canada accueille un nombre croissant de journalistes, de défenseurs des droits de la personne et de leaders de la société civile en exil, possédant une expérience directe de pays où les intérêts canadiens sont engagés — mais ne dispose pas des mécanismes systématiques pour puiser dans leur expertise.

Alors que le Canada investit massivement pour soutenir la société civile à l'étranger, il offre peu de possibilités à ces mêmes leaders de demeurer professionnellement engagés une fois établis au pays — ce qui réduit à la fois son impact humanitaire et l'efficacité de ses politiques. Leur expertise s'est construite au fil d'un long travail professionnel et militant dans des contextes fragiles, autoritaires et touchés par les conflits; elle reflète la manière dont les dynamiques de pouvoir se manifestent concrètement et ne peut être saisie par la seule consultation classique ou l'analyse universitaire.

Les deux modifications proposées — élargir l'admissibilité aux subventions et institutionnaliser des mécanismes de consultation — offrent une voie concrète et peu coûteuse, reposant principalement sur la réaffectation de ressources existantes plutôt que sur de nouvelles dépenses. Ce faisant, ces réformes feraient passer l'approche canadienne de la protection à un partenariat durable, transformant un talent réfugié sous-utilisé en atout de politique étrangère. Alors que l'espace démocratique continue de se rétrécir dans le monde, la manière dont les pays d'accueil mobilisent le savoir en exil ne fera que gagner en importance — et le Canada a l'occasion de montrer l'exemple.

En cette époque d'incertitude géopolitique, laisser cette expertise inexploitée est une occasion manquée.

Section 5 — Conclusion
Ruba Musleh

Ruba Musleh brings extensive experience working with communities, universities, government institutions, and international partners in Palestine, where she spent most of her life. She led the Aid Coordination Secretariat at the Palestinian Prime Minister's Office, through which she gained firsthand insight into local development challenges. She is committed to bridging research and policy to support more effective, locally driven responses to protracted crises shaped by systemic violence. She is a PhD candidate in International Development and Global Studies at the University of Ottawa, researching Sumud (steadfastness) as a form of everyday governance practice in Palestine.

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