The Role of Post-Secondary Institutions in Supporting Activists in Exile — Voices in Exile
Voices – Policy Paper · Higher Education in Exile

The Role of Post-Secondary Institutions in Supporting Activists in Exile

From One-Time Protection to Sustainable Partnership

Exile does not end repression — it transforms it into a distinct challenge.

The paper's core argument: Canadian post-secondary institutions already hold most of the instruments activists in exile need — admissions, appointments, funding, and campus infrastructure — but deploy them informally, unevenly, and temporarily. A coherent pathway would move the sector from one-time protection to sustainable partnership.

Entry without payment produces precarity, payment without appropriate status may be unusable, status without safeguarding can increase exposure, and support that is not institutionalized may disappear when an individual champion leaves.

Zahra Jafarova & Sahib Jafarov, from the paper's Executive Summary
Choose how to read
Contributor-provided PDF — Text-Only The original manuscript, as submitted by the authors. Real file — opens the actual document

About the authors

CPRA Postdoctoral Fellow, School of International Development and Global Studies · Fellow, Human Rights Research and Education Centre, University of Ottawa
PhD Candidate, Department of Political Science, University of Toronto
Voices – Document de politique · Enseignement supérieur en exil

Le rôle des établissements postsecondaires dans le soutien aux activistes en exil

D'une protection ponctuelle à un partenariat durable

L'exil ne met pas fin à la répression — il la transforme en un défi distinct.

L'argument central du document : les établissements postsecondaires canadiens disposent déjà de la plupart des instruments dont les activistes en exil ont besoin — admissions, nominations, financement et infrastructures universitaires — mais les déploient de façon informelle, inégale et temporaire. Un parcours cohérent ferait passer le secteur d'une protection ponctuelle à un partenariat durable.

L'entrée sans rémunération produit de la précarité, la rémunération sans statut approprié peut être inutilisable, le statut sans protection peut accroître l'exposition, et un soutien qui n'est pas institutionnalisé peut disparaître lorsqu'un champion individuel s'en va.

Zahra Jafarova et Sahib Jafarov, tiré du résumé exécutif du document
Choisissez votre mode de lecture
Fourni par les auteurs PDF — Texte seul Le manuscrit original, tel que soumis par les auteurs. Fichier réel — ouvre le document original

À propos des auteurs

Boursière postdoctorale CPRA, École de développement international et mondialisation · Chercheuse associée, Centre de recherche et d'enseignement sur les droits de la personne, Université d'Ottawa
Doctorant, Département de science politique, Université de Toronto
The Voices

The Voices

This paper is a policy analysis, not a lived-experience testimony — its "voice" is analytical, grounded in global data and a close reading of Canada's existing institutional landscape. Here is the evidence base it argues from.

From Post-Secondary Institutions & AiEs
The global evidence base
92 vs 87
Autocracies vs. democracies worldwide, end of 2025 (V-Dem)
122 / 198
Countries & territories where civil society is under attack (CIVICUS)
1,375
Transnational repression incidents by 54 governments, 2014–2025 (Freedom House)
7.2%
Share of the world's population living in "open" or "narrowed" civic space
Who is an "Activist in Exile" (AiE)?

Not a legal immigration category, but an analytical and policy one: a person living outside their country of origin because their civic, human rights, journalistic, cultural, community, labour, environmental, feminist, or political work generated serious risk, and who seeks to continue that public-interest practice from exile. The term carries no entitlement in law and is not a substitute for refugee, protected person, human rights defender, journalist, or scholar-at-risk status.

01 Distinction

AiE vs. refugee

A refugee's defining need is safety from persecution, satisfied once safety is reached. An activist's defining need is the continuation of persecuted work — exile is a form of voice, not an exit, so support cannot stop at arrival.

02 Distinction

AiE vs. scholar at risk

Support infrastructure was built around scholars whose expertise is externalized in degrees and publications that survive relocation. Activists' expertise lives in networks, languages, and documentation practices — displacement damages the very thing that held it.

Why we treat this as institutional evidence

Rather than case testimony, this paper grounds its argument in the paper trail of Canada's own institutions — IRCC program rules, university admissions policy, granting-agency structures — read against global data on why the population needing this support keeps growing.

Les Voix

Les Voix

Ce document est une analyse politique, non un témoignage vécu — sa « voix » est analytique, ancrée dans des données mondiales et une lecture attentive du paysage institutionnel canadien existant. Voici la base de données probantes sur laquelle il s'appuie.

Tiré de Établissements postsecondaires et AeE
La base de données probantes mondiale
92 contre 87
Autocraties contre démocraties dans le monde, fin 2025 (V-Dem)
122 / 198
Pays et territoires où la société civile est attaquée (CIVICUS)
1 375
Incidents de répression transnationale commis par 54 gouvernements, de 2014 à 2025 (Freedom House)
7,2 %
Part de la population mondiale vivant dans un espace civique « ouvert » ou « restreint »
Qui est un « activiste en exil » (AeE) ?

Non pas une catégorie légale d'immigration, mais une catégorie analytique et politique : une personne vivant hors de son pays d'origine parce que son travail civique, en matière de droits de la personne, journalistique, culturel, communautaire, syndical, environnemental, féministe ou politique a généré un risque grave, et qui cherche à poursuivre cette pratique d'intérêt public depuis l'exil. Le terme ne confère aucun droit en vertu de la loi et ne remplace pas le statut de réfugié, de personne protégée, de défenseur des droits de la personne, de journaliste ou de chercheur en péril.

01 Distinction

AeE contre réfugié

Le besoin déterminant d'un réfugié est la sécurité face à la persécution, satisfait une fois la sécurité atteinte. Le besoin déterminant d'un activiste est la poursuite du travail persécuté — l'exil est une forme de voix, non une sortie, de sorte que le soutien ne peut cesser à l'arrivée.

02 Distinction

AeE contre chercheur en péril

L'infrastructure de soutien a été bâtie autour de chercheurs dont l'expertise est extériorisée dans des diplômes et des publications qui survivent à la relocalisation. L'expertise des activistes réside dans des réseaux, des langues et des pratiques de documentation — le déplacement endommage précisément ce qui la portait.

Pourquoi nous considérons cela comme une preuve institutionnelle

Plutôt que sur des témoignages individuels, ce document fonde son argumentation sur les traces documentaires des propres institutions du Canada — règles des programmes d'IRCC, politiques d'admission universitaire, structures des organismes subventionnaires — lues à la lumière de données mondiales expliquant pourquoi la population ayant besoin de ce soutien continue de croître.

Overview

Overview

What this paper examines, and why the gap it identifies matters right now.

From Post-Secondary Institutions & AiEs
01 The Policy Problem

A third wave of autocratization

The world is entering a third wave of autocratization, with democratic backsliding rising even in longtime democratic strongholds — driving a growing population of activists into exile.

Canada has real foundations to build on — the Human Rights Defenders Stream, the WUSC Student Refugee Program, Scholars at Risk Canada, and university sanctuary programs all demonstrate institutional capacity and willingness to act. But what Canada lacks is a pathway for activists whose experience does not fit conventional student, refugee, or scholar-at-risk categories.

02 Argument & Scope

The instruments already exist

Canadian PSE institutions already hold most of the instruments this group needs — admissions, affiliations, employment, libraries, professional networks, campus services.

The challenge is not the absence of institutional activity. It is that these instruments are deployed informally, unevenly, temporarily, and often through the discretion of individual faculty members — producing institutional precarity: a title and affiliation without adequate income, secure status, effective protection, or a viable route beyond the placement.

⚠ Why this paper matters

Isolated invitations aren't the same as sustainable partnership

Isolated invitations, honorary titles, and short-term placements may provide temporary access, but they do not by themselves preserve the work, long-term, that regime repression attempted to silence.

The paper organizes institutional support around five connected mechanisms — Entry, Status, Payment, Support, and PSE Institutions — and argues that the strength of a pathway depends on how these mechanisms function together, not on any single one in isolation.

Reflection prompt

Entry without payment produces precarity. Payment without appropriate status may be unusable. Status without safeguarding can increase exposure. What does "protection" mean if any one of these is missing?

Aperçu

Aperçu

Ce qu'examine ce document, et pourquoi l'écart qu'il relève importe dès maintenant.

Tiré de Établissements postsecondaires et AeE
01 Le problème politique

Une troisième vague d'autocratisation

Le monde entre dans une troisième vague d'autocratisation, avec un recul démocratique qui progresse même dans des bastions démocratiques de longue date — poussant une population croissante d'activistes vers l'exil.

Le Canada dispose de bases réelles sur lesquelles s'appuyer — le volet des défenseurs des droits de la personne, le Programme de parrainage privé d'étudiants réfugiés de l'EUMC, Scholars at Risk Canada et les programmes de sanctuaire universitaires démontrent tous une capacité institutionnelle et une volonté d'agir. Mais ce qui manque au Canada, c'est un parcours pour les activistes dont l'expérience ne correspond pas aux catégories habituelles d'étudiant, de réfugié ou de chercheur en péril.

02 Argument et portée

Les instruments existent déjà

Les établissements postsecondaires canadiens disposent déjà de la plupart des instruments dont ce groupe a besoin — admissions, affiliations, emploi, bibliothèques, réseaux professionnels, services sur le campus.

Le défi n'est pas l'absence d'activité institutionnelle. C'est que ces instruments sont déployés de façon informelle, inégale, temporaire, et souvent à la discrétion de membres individuels du corps professoral — produisant une précarité institutionnelle : un titre et une affiliation sans revenu adéquat, statut sécurisé, protection effective, ni voie viable au-delà du placement.

⚠ Pourquoi ce document importe

Des invitations isolées ne valent pas un partenariat durable

Des invitations isolées, des titres honorifiques et des placements de courte durée peuvent offrir un accès temporaire, mais ils ne préservent pas, à eux seuls, à long terme, le travail que la répression du régime a tenté de faire taire.

Le document organise le soutien institutionnel autour de cinq mécanismes liés — Entrée, Statut, Rémunération, Soutien et Établissements postsecondaires — et soutient que la solidité d'un parcours dépend de la façon dont ces mécanismes fonctionnent ensemble, et non d'un seul isolément.

Question de réflexion

L'entrée sans rémunération produit de la précarité. La rémunération sans statut approprié peut être inutilisable. Le statut sans protection peut accroître l'exposition. Que signifie « protection » si l'un de ces éléments fait défaut ?

Policy Gap

Policy Gap — The Canadian PSE Ecosystem

Canada's existing programs are realistic and well-designed — each works well for its intended population. The gap appears only when an activist in exile doesn't fit any of them.

From Post-Secondary Institutions & AiEsTheme Capacities & Shortcomings
Available programs, at a glance
ProgramTriggering conditionScale
Human Rights Defenders Stream (GAR Program)Referral by UNHCR, Front Line Defenders, or ProtectDefenders.euUp to 500 spaces/year; ~230 admitted Jan–Aug 2025
WUSC Student Refugee ProgramYouth-to-youth sponsorship via campus Local Committees150+ students/year, 100+ institutions, 2,500+ since 1978
Scholars at Risk CanadaInstitutional network membership (convening only)30+ university members; no independent funding or coordination mandate
Massey College / University of TorontoAlready in Canada; oriented to graduate students & established academicsJunior Fellowship + financial support, single institution
Campus Sanctuary Programs (TMU, York)Precarious immigration status, prospective undergraduatesTMU: 21 students (2023); York: 200+ students by 2024
Six shortcomings
01 Eligibility

Every trigger excludes someone

Scholar-at-risk tools assume academic credentials; sanctuary programs assume undergraduate applicants; the federal pathway requires referral by one of three organizations. An activist with none of these might be ineligible for all three.

02 Coordination

No single pathway connects the pieces

Referral, immigration, university sponsorship, resettlement, and protection run through separate channels — advantaging activists with existing Canadian professional connections and disadvantaging those whose networks were destroyed.

03 Financing

Support without a living

Many affiliations are short, modestly funded, or dependent on discretionary donors and unpaid departmental labour — a bursary toward study costs, not a livelihood.

04 Protection

Acknowledged, not converted into practice

Transnational repression on Canadian campuses is acknowledged federally, yet campus practices haven't consistently converted that acknowledgement into prevention and response procedures.

05 Transition

Planning starts too late

Transition planning often begins near the end of a placement, when options for employment, further study, or another host have already narrowed.

06 Status

The best-fit pathway is the weakest one

Non-degree pathways — visiting scholar, practitioner-in-residence — fit an activist's actual work far better than a degree program, but provide the weakest route to permanent status.

⚠ The Canadian System Gap

A jurisdictional gap, not a resource gap

Immigration and refugee protection are federal; education is provincial. The federal government holds the protection instruments but not the education system — provinces hold the education system but carry no protection mandate. AiE fall between two authorities.

This explains why there is no national program — but it does not explain why autonomous institutions haven't converged on common rules of evidence, compensation floors, or safeguarding standards on their own. Institutional autonomy allows any single institution to act without provincial or federal authorization, and equally ensures no institution can be required to. Federal levers already exist and are jurisdictionally uncontroversial — granting agencies, the Canada Student Financial Assistance Program — they simply haven't been directed at this group.

Lacune politique

Lacune politique — l'écosystème postsecondaire canadien

Les programmes existants du Canada sont réalistes et bien conçus — chacun fonctionne bien pour la population à laquelle il est destiné. L'écart n'apparaît que lorsqu'un activiste en exil ne correspond à aucun d'entre eux.

Tiré de Établissements postsecondaires et AeEThème Capacités et lacunes
Programmes existants, en un coup d'œil
ProgrammeCondition déclenchanteÉchelle
Volet des défenseurs des droits de la personne (programme RPG)Aiguillage par le HCR, Front Line Defenders ou ProtectDefenders.euJusqu'à 500 places par année; environ 230 admissions de janvier à août 2025
Programme de parrainage privé d'étudiants réfugiés de l'EUMCParrainage jeunesse à jeunesse par l'entremise des comités locaux sur les campusPlus de 150 étudiants par année, plus de 100 établissements, plus de 2 500 depuis 1978
Scholars at Risk CanadaAdhésion à un réseau institutionnel (convocation seulement)Plus de 30 établissements membres; aucun mandat indépendant de financement ou de coordination
Massey College / Université de TorontoDéjà au Canada; destiné aux étudiants des cycles supérieurs et aux universitaires établisBourse de niveau junior et soutien financier, un seul établissement
Programmes de sanctuaire universitaires (TMU, York)Statut d'immigration précaire, futurs étudiants de premier cycleTMU : 21 étudiants (2023); York : plus de 200 étudiants d'ici 2024
Six lacunes
01 Admissibilité

Chaque critère déclencheur exclut quelqu'un

Les outils destinés aux chercheurs en péril présupposent des titres universitaires; les programmes de sanctuaire présupposent des candidats de premier cycle; le parcours fédéral exige un aiguillage par l'une de trois organisations. Un activiste ne répondant à aucun de ces critères pourrait être inadmissible aux trois.

02 Coordination

Aucun parcours unique ne relie les éléments

L'aiguillage, l'immigration, le parrainage universitaire, la réinstallation et la protection passent par des filières distinctes — avantageant les activistes ayant déjà des liens professionnels canadiens et désavantageant ceux dont les réseaux ont été détruits.

03 Financement

Un soutien sans moyens de subsistance

Plusieurs affiliations sont de courte durée, modestement financées, ou dépendantes de donateurs discrétionnaires et de travail départemental non rémunéré — une bourse pour les frais d'études, non un moyen de subsistance.

04 Protection

Reconnue, mais non traduite en pratique

La répression transnationale sur les campus canadiens est reconnue à l'échelle fédérale, mais les pratiques des campus n'ont pas systématiquement traduit cette reconnaissance en procédures de prévention et d'intervention.

05 Transition

La planification commence trop tard

La planification de la transition commence souvent près de la fin d'un placement, alors que les options d'emploi, de poursuite des études ou d'un autre établissement d'accueil se sont déjà restreintes.

06 Statut

Le parcours le mieux adapté est aussi le plus faible

Les parcours sans diplôme — chercheur invité, praticien en résidence — correspondent bien mieux au travail réel d'un activiste qu'un programme menant à un diplôme, mais offrent la voie la plus faible vers un statut permanent.

⚠ La lacune du système canadien

Une lacune de compétences, non de ressources

L'immigration et la protection des réfugiés relèvent du fédéral; l'éducation relève des provinces. Le gouvernement fédéral détient les instruments de protection, mais non le système d'éducation — les provinces détiennent le système d'éducation, mais ne portent aucun mandat de protection. Les AeE se retrouvent entre deux autorités.

Cela explique pourquoi il n'existe aucun programme national — mais cela n'explique pas pourquoi des établissements autonomes ne se sont pas entendus d'eux-mêmes sur des règles communes de preuve, des planchers de rémunération ou des normes de protection. L'autonomie institutionnelle permet à tout établissement d'agir sans autorisation provinciale ou fédérale, et garantit tout autant qu'aucun établissement ne puisse y être contraint. Des leviers fédéraux existent déjà et ne posent aucun problème de compétence — les organismes subventionnaires, le Programme canadien de prêts aux étudiants — ils n'ont simplement pas été orientés vers ce groupe.

Landscape

Landscape — A Framework for Institutional Support

Five connected mechanisms institutions already hold, and why the strength of a pathway depends on how they function together, not any one alone.

From Post-Secondary Institutions & AiEs
Mechanism 1

Entry

How an activist is admitted, appointed, or received. Three obstacles recur: inaccessible records (destroyed, regime-held, or unsafe to request), the challenge of assembling a portfolio after an abrupt departure, and the risk of soliciting references who may still be under surveillance in the country of origin. Appropriate entry requires alternative evidence pathways, accepted self-attestation, confidential assessment of unattributable work, and non-degree pathways of equivalent standing.

Mechanism 2

Status

The legal and institutional basis of participation. Institutional letters carry different weight depending on who signs them — an individual faculty member's letter lapses when they move on; a provost-level letter reflects institutional commitment. A university letter can confirm admission or funding; it cannot guarantee a visa or permanent residence.

Mechanism 3

Payment

Whether the affiliation provides an adequate livelihood. Four instrument categories exist — tuition relief, employment, fee-for-work, and residencies — but tuition relief reduces cost without generating income, and most employment instruments presuppose student status, which caps off-campus work hours by regulation.

Mechanism 4

Support

The sustaining infrastructure around the affiliation: mentorship, peer care, legal and linguistic support, family-sensitive assistance, and safeguarding against transnational repression. Standard campus services are calibrated for international students or domestic staff, not for a state-linked threat.

Mechanism 5

PSE Institutions

Whether these measures are embedded in sustainable protocols and budgets, or depend on individual discretion. A single institution can act, but carries the full financial and reputational risk alone; collaborative networks pool funding and share risk, but can concentrate gatekeeping in a small number of referral organizations.

Entry without payment produces precarity, payment without appropriate status may be unusable, status without safeguarding can increase exposure, and support that is not institutionalized may disappear when an individual champion leaves.

Executive Summary — how the five mechanisms depend on each other
Institutional precarity

A predictable outcome of deploying one mechanism in isolation: an affiliation may provide title, legitimacy, and access to institutions while leaving the person's financial conditions and safety unresolved — support that exists legally and in institutional communications, but under conditions that don't actually allow the work to continue.

One-time protection vs. sustainable partnership

A one-year fellowship protects for a year. A sustainable partnership treats the activist as a continuing knowledge producer — with a funded livelihood, a durable status pathway, and a plan for what comes after the placement ends.

Portrait

Portrait — un cadre de soutien institutionnel

Cinq mécanismes liés que les établissements possèdent déjà, et pourquoi la solidité d'un parcours dépend de la façon dont ils fonctionnent ensemble, et non isolément.

Tiré de Établissements postsecondaires et AeE
Mécanisme 1

Entrée

Comment un activiste est admis, nommé ou accueilli. Trois obstacles reviennent constamment : des dossiers inaccessibles (détruits, détenus par le régime ou dangereux à demander), la difficulté de constituer un portfolio après un départ précipité, et le risque de solliciter des références qui pourraient encore être sous surveillance dans le pays d'origine. Une entrée appropriée exige des parcours de preuve alternatifs, une auto-attestation acceptée, une évaluation confidentielle des travaux non attribuables, et des parcours sans diplôme de statut équivalent.

Mécanisme 2

Statut

Le fondement légal et institutionnel de la participation. Les lettres institutionnelles ont un poids différent selon qui les signe — la lettre d'un membre individuel du corps professoral devient caduque lorsque celui-ci change de poste; une lettre au niveau du rectorat reflète un engagement institutionnel. Une lettre universitaire peut confirmer une admission ou un financement; elle ne peut garantir un visa ou la résidence permanente.

Mécanisme 3

Rémunération

Si l'affiliation procure des moyens de subsistance adéquats. Quatre catégories d'instruments existent — allègement des frais de scolarité, emploi, rémunération à la tâche et résidences — mais l'allègement des frais de scolarité réduit les coûts sans générer de revenu, et la plupart des instruments d'emploi présupposent un statut d'étudiant, qui plafonne par règlement les heures de travail hors campus.

Mécanisme 4

Soutien

L'infrastructure de soutien entourant l'affiliation : mentorat, soutien entre pairs, aide juridique et linguistique, assistance sensible aux réalités familiales, et protection contre la répression transnationale. Les services habituels des campus sont calibrés pour les étudiants internationaux ou le personnel national, non pour une menace liée à un État.

Mécanisme 5

Établissements postsecondaires

Si ces mesures sont intégrées à des protocoles et des budgets durables, ou dépendent de la discrétion individuelle. Un seul établissement peut agir, mais assume alors seul l'ensemble du risque financier et de réputation; les réseaux de collaboration mettent en commun le financement et partagent le risque, mais peuvent concentrer le contrôle d'accès entre les mains d'un petit nombre d'organisations d'aiguillage.

L'entrée sans rémunération produit de la précarité, la rémunération sans statut approprié peut être inutilisable, le statut sans protection peut accroître l'exposition, et un soutien qui n'est pas institutionnalisé peut disparaître lorsqu'un champion individuel s'en va.

Résumé exécutif — comment les cinq mécanismes dépendent les uns des autres
Précarité institutionnelle

Un résultat prévisible du déploiement isolé d'un seul mécanisme : une affiliation peut procurer un titre, une légitimité et un accès aux établissements tout en laissant non résolues la situation financière et la sécurité de la personne — un soutien qui existe légalement et dans les communications institutionnelles, mais dans des conditions qui ne permettent pas réellement la poursuite du travail.

Protection ponctuelle contre partenariat durable

Une bourse d'un an protège pour un an. Un partenariat durable considère l'activiste comme un producteur continu de savoir — avec des moyens de subsistance financés, un parcours de statut durable et un plan pour l'après-placement.

Policy Recommendations

Policy Recommendations

Eight reforms, ordered as a coordinated sector would build capacity — from national infrastructure through admission, livelihood, documentation, and protection, to partnership, transition, and sustainable funding.

From Post-Secondary Institutions & AiEsAuthors Zahra Jafarova & Sahib Jafarov
Recommandations politiques

Recommandations politiques

Huit réformes, ordonnées comme un secteur coordonné bâtirait sa capacité — depuis l'infrastructure nationale jusqu'à l'admission, les moyens de subsistance, la documentation et la protection, jusqu'au partenariat, à la transition et au financement durable.

Tiré de Établissements postsecondaires et AeEAuteurs Zahra Jafarova et Sahib Jafarov
Conclusion

Conclusion

From one-time protection to sustainable partnership.

From Post-Secondary Institutions & AiEs
◆ Closing Argument

Connect and institutionalize what already exists

The choice facing Canadian PSE institutions is to connect and institutionalize capacities they already possess. Isolated invitations, honorary titles, and short-term placements may provide temporary access, but they do not by themselves preserve the work, long-term, that regime repression attempted to silence.

A coherent pathway would move the sector from one-time protection to sustainable partnerships by recognizing activists in exile as continuing knowledge producers — and by measuring success not only through entry or arrival, but through safety, adequate livelihood, professional continuity, and a sustainable next step.

Transition is where all five mechanisms intersect and their dependence on one another is revealed: a participant whose placement offered no pathway to full institutional membership, whose salary never allowed them to save, and whose documents were signed by an individual faculty member rather than institutional authority, reaches the end of the funded period with fewer alternatives. Transition planning is not a matter of administration — it is the phase at which every preceding recommendation is tested.

Exile is not the exit, but a form of voice — support should not stop at arrival, because that is the point where the activist's difficulty transforms, but does not disappear.

Section 1.2 — Who is an Activist in Exile?
Conclusion

Conclusion

D'une protection ponctuelle à un partenariat durable.

Tiré de Établissements postsecondaires et AeE
◆ Argument de clôture

Relier et institutionnaliser ce qui existe déjà

Le choix qui s'offre aux établissements postsecondaires canadiens est de relier et d'institutionnaliser les capacités qu'ils possèdent déjà. Des invitations isolées, des titres honorifiques et des placements de courte durée peuvent offrir un accès temporaire, mais ils ne préservent pas, à eux seuls, à long terme, le travail que la répression du régime a tenté de faire taire.

Un parcours cohérent ferait passer le secteur d'une protection ponctuelle à des partenariats durables en reconnaissant les activistes en exil comme des producteurs continus de savoir — et en mesurant le succès non seulement par l'entrée ou l'arrivée, mais par la sécurité, des moyens de subsistance adéquats, la continuité professionnelle et une prochaine étape durable.

La transition est le point où les cinq mécanismes se croisent et où leur interdépendance se révèle : un participant dont le placement n'offrait aucun parcours vers une pleine appartenance institutionnelle, dont le salaire ne lui a jamais permis d'économiser, et dont les documents ont été signés par un membre individuel du corps professoral plutôt que par une autorité institutionnelle, atteint la fin de la période financée avec moins d'options. La planification de la transition n'est pas une simple question administrative — c'est la phase où chaque recommandation précédente est mise à l'épreuve.

L'exil n'est pas la sortie, mais une forme de voix — le soutien ne devrait pas s'arrêter à l'arrivée, car c'est le point où la difficulté de l'activiste se transforme, sans disparaître.

Section 1.2 — Qui est un activiste en exil ?
Previous
Previous

Next
Next