More Than a Place
Reimagining post-pathway support for activists in exile in Canada — how collective care, storytelling, and transnational solidarity already sustain the work that formal policy has never fully seen.
Once legal status is secured, activists in exile don't stop needing support — they stop being visible to the systems designed to provide it.
The paper's core argument: Once legal status is secured, a structural gap opens in Canada's response to activists in exile — not in access to services, but in recognition of how they actually sustain their lives. Drawing on ten activists' own experiences, I show that peer support, storytelling, and transnational solidarity are not informal supplements to real support — they are the support, carried largely and invisibly by women. The paper calls for no new top-down programs, only for Canada to act as an enabling environment for what already exists.
When collective care is not named as infrastructure, it cannot be funded as infrastructure.
Kawther Ramadan, More Than a PlaceAbout the author
Plus qu'un lieu
Repenser le soutien post-parcours pour les activistes en exil au Canada — comment le soin collectif, le témoignage et la solidarité transnationale soutiennent déjà un travail que les politiques officielles n'ont jamais pleinement reconnu.
Une fois le statut juridique obtenu, les activistes en exil ne cessent pas d'avoir besoin de soutien — ils cessent d'être visibles aux systèmes conçus pour le leur offrir.
L'argument central du document : une fois le statut juridique obtenu, un écart structurel s'ouvre dans la réponse du Canada envers les activistes en exil — non pas dans l'accès aux services, mais dans la reconnaissance de la manière dont ils soutiennent réellement leur propre vie. En m'appuyant sur les expériences de dix activistes, je montre que le soutien par les pairs, le témoignage et la solidarité transnationale ne sont pas de simples suppléments informels au soutien réel — ils en sont le soutien, porté en grande partie et invisiblement par des femmes. Le document ne demande aucun nouveau programme descendant, seulement que le Canada agisse comme un environnement habilitant pour ce qui existe déjà.
Lorsque le soin collectif n'est pas nommé comme une infrastructure, il ne peut être financé comme telle.
Kawther Ramadan, Plus qu'un lieuÀ propos de l'auteure
Ten Activists, One Infrastructure of Care
Before the policy analysis — meet the activists whose living rooms, writing circles, and cross-border networks are the actual subject of this paper.
Dix activistes, une seule infrastructure de soin
Avant l'analyse politique — rencontrez les activistes dont les salons, les cercles d'écriture et les réseaux transfrontaliers sont le véritable sujet de ce document.
Overview
Why a paper about legal status has to start somewhere else entirely.
Two models of resilience
Canada's post-pathway model is a fortress: formal, time-limited, individual. Activists in exile are already practicing something else — collective resilience, built daily.
In January 2026, Mark Carney told the World Economic Forum that "collective investments in resilience are cheaper than everyone building their own fortresses." He was speaking about global economic architecture. But the logic travels.
These practices are not informal supplements to real support. They are the support: effective, culturally grounded, and operating entirely outside the policy frameworks that could recognize and resource them.
Recognition before resources
Once legal status is secured, a structural gap opens — not in access to services, but in recognition of how activists actually sustain their lives.
Activists in exile already run systems of peer support, storytelling, and transnational solidarity that address isolation, prevent burnout, and enable ongoing civic participation.
That work is carried largely by women, managing their own displacement while holding space for others. This paper does not propose new top-down programs — it calls on Canada to act as an enabling environment.
Where in your own network does care already happen invisibly — held together by people no funding stream has ever named?
Aperçu
Pourquoi un document sur le statut juridique doit commencer tout à fait ailleurs.
Deux modèles de résilience
Le modèle post-parcours du Canada est une forteresse : formel, limité dans le temps, individuel. Les activistes en exil pratiquent déjà autre chose — une résilience collective, construite au quotidien.
En janvier 2026, Mark Carney a déclaré au Forum économique mondial que « les investissements collectifs dans la résilience coûtent moins cher que si chacun construisait sa propre forteresse ». Il parlait d'architecture économique mondiale. Mais la logique se transpose.
Ces pratiques ne sont pas des suppléments informels à un soutien réel. Elles sont ce soutien : efficaces, ancrées culturellement, et fonctionnant entièrement en dehors des cadres politiques qui pourraient les reconnaître et les financer.
La reconnaissance avant les ressources
Une fois le statut juridique obtenu, un écart structurel s'ouvre — non pas dans l'accès aux services, mais dans la reconnaissance de la manière dont les activistes soutiennent réellement leur propre vie.
Les activistes en exil font déjà fonctionner des systèmes de soutien par les pairs, de témoignage et de solidarité transnationale qui remédient à l'isolement, préviennent l'épuisement et permettent une participation civique continue.
Ce travail est porté en grande partie par des femmes, qui gèrent leur propre déplacement tout en soutenant les autres. Ce document ne propose pas de nouveaux programmes descendants — il demande au Canada d'agir comme un environnement habilitant.
Où, dans votre propre réseau, le soin se produit-il déjà invisiblement — tenu ensemble par des personnes qu'aucun financement n'a jamais nommées ?
Policy Gap
When formal protection ends, activists don't stop needing support — they stop being visible to the systems designed to provide it.
The stretch of life after legal status is secured — where risk, political responsibility, and belonging keep evolving, but settlement-era support stops.
Relational, not improvised
Peer-led formations aren't improvised fixes. They're durable, sophisticated infrastructures — just unrecognized ones.
Across Canada, activist-in-exile communities sustain themselves through peer networks, collective reflection, and community-led spaces that provide continuity, political identity, and care that doesn't expire with a settlement timeline.
Built for arrival
Settlement policy is tied to immigration status transitions, not the longer arc of a life.
IRCC-administered settlement supports focus on early integration outcomes (IRCC, 2023; CIMM, 2019). For activists whose needs intensify as threats evolve, this is structural exclusion, not a technical limitation.
The gap has a gender
Invisibility in funding frameworks doesn't mean the work isn't happening — it means its cost is quietly absorbed by those least able to bear it.
When activist-to-activist support stays informal, the labour of sustaining it falls disproportionately on women (Fraser, 2016; Tronto, 2013). OHCHR has documented this compounded burden among women human rights defenders in exile (OHCHR, 2019).
Scope note: this paper focuses narrowly on the post-pathway gap — not resettlement pathways, referral mechanisms, or professional integration.
Écart politique
Lorsque la protection formelle prend fin, les activistes ne cessent pas d'avoir besoin de soutien — ils cessent d'être visibles aux systèmes conçus pour le leur offrir.
La période de vie qui suit l'obtention du statut juridique — où le risque, la responsabilité politique et le sentiment d'appartenance continuent d'évoluer, mais où le soutien de l'ère de l'établissement prend fin.
Relationnel, pas improvisé
Les formations dirigées par les pairs ne sont pas des solutions improvisées. Ce sont des infrastructures durables et sophistiquées — simplement non reconnues.
Partout au Canada, les communautés d'activistes en exil se soutiennent grâce à des réseaux de pairs, à la réflexion collective et à des espaces dirigés par la communauté qui offrent continuité, identité politique et un soin qui ne s'éteint pas avec la fin de l'établissement.
Conçu pour l'arrivée
La politique d'établissement est liée aux transitions du statut d'immigration, et non à l'arc plus long d'une vie.
Les soutiens à l'établissement administrés par IRCC se concentrent sur les résultats d'intégration précoce (IRCC, 2023; CIMM, 2019). Pour les activistes dont les besoins s'intensifient à mesure que les menaces évoluent, il s'agit d'une exclusion structurelle, et non d'une limite technique.
Cet écart a un genre
L'invisibilité dans les cadres de financement ne signifie pas que le travail n'a pas lieu — elle signifie que son coût est discrètement absorbé par celles qui peuvent le moins le supporter.
Lorsque le soutien entre activistes reste informel, le travail de le soutenir incombe de façon disproportionnée aux femmes (Fraser, 2016; Tronto, 2013). Le HCDH a documenté ce fardeau accru chez les femmes défenseures des droits de la personne en exil (HCDH, 2019).
Note de portée : ce document se concentre strictement sur l'écart post-parcours — et non sur les parcours de réinstallation, les mécanismes d'aiguillage ou l'intégration professionnelle.
Landscape
Post-pathway realities sit at the intersection of three policy domains. Each falls short in its own specific way.
Feminist International Assistance Policy
Global Affairs Canada commits to gender-responsive aid — not yet extended to diaspora-led funding criteria.
GBA+ Framework
WAGE commits departments to intersectional analysis — rarely applied to post-pathway conditions.
CIMM Parliamentary Review
Confirms settlement systems concentrate on early-phase integration.
IRCC Settlement Program
Still anchored in arrival-stage outcomes: language, employment, early integration.
Built for arrival, not staying
Settlement supports are essential — and time-limited by design.
Parliamentary reviews have consistently noted that settlement efforts remain concentrated in early phases (CIMM, 2019). For activists whose needs intensify as they take on transnational responsibilities, this boundary is structural exclusion.
A framework that fits, unapplied
GBA+ is well suited to post-pathway realities — it just hasn't reached them yet.
Women activists in exile navigate compounded vulnerabilities: gendered persecution, unpaid care burdens, political and domestic risk. GBA+ hasn't been systematically applied here (WAGE, 2018; Fraser, 2016).
Criteria that filter out exactly what works
Formal registration and measurable outputs serve accountability — and function as barriers to the peer circles that actually deliver support.
Federal programs typically prioritize organizations with formal registration (Global Affairs Canada, 2017). Diaspora-led initiatives operate through informal networks that don't map onto conventional funding models (OECD, 2020) — leaving the most effective support ineligible.
Will Canada keep treating this infrastructure as precarious and peripheral — or recognize it as central to the democratic resilience it claims to value?
Policy Background — More Than a PlacePaysage
Les réalités post-parcours se situent à l'intersection de trois domaines politiques. Chacun est défaillant à sa manière propre.
Politique d'aide internationale féministe
Affaires mondiales Canada s'engage envers une aide sensible au genre — sans encore l'étendre aux critères de financement dirigés par la diaspora.
Cadre de l'ACS+
FEGC engage les ministères à une analyse intersectionnelle — rarement appliquée aux conditions post-parcours.
Examen parlementaire du CIMM
Confirme que les systèmes d'établissement se concentrent sur l'intégration précoce.
Programme d'établissement d'IRCC
Toujours ancré dans les résultats du stade de l'arrivée : langue, emploi, intégration précoce.
Conçu pour l'arrivée, pas pour rester
Les soutiens à l'établissement sont essentiels — et limités dans le temps par conception.
Les examens parlementaires ont constamment noté que les efforts d'établissement restent concentrés sur les phases précoces (CIMM, 2019). Pour les activistes dont les besoins s'intensifient à mesure qu'ils assument des responsabilités transnationales, cette limite constitue une exclusion structurelle.
Un cadre adapté, mais non appliqué
L'ACS+ convient bien aux réalités post-parcours — elle ne les a simplement pas encore atteintes.
Les femmes activistes en exil composent avec des vulnérabilités cumulées : persécution genrée, fardeau de soin non rémunéré, risque politique et domestique. L'ACS+ n'y a pas été appliquée systématiquement (FEGC, 2018; Fraser, 2016).
Des critères qui éliminent exactement ce qui fonctionne
L'enregistrement formel et les extrants mesurables servent la reddition de comptes — et font office d'obstacles pour les cercles de pairs qui offrent réellement le soutien.
Les programmes fédéraux privilégient généralement les organismes ayant un enregistrement formel (Affaires mondiales Canada, 2017). Les initiatives dirigées par la diaspora fonctionnent par des réseaux informels qui ne correspondent pas aux modèles de financement conventionnels (OCDE, 2020) — excluant le soutien le plus efficace.
Le Canada continuera-t-il à traiter cette infrastructure comme précaire et périphérique — ou la reconnaîtra-t-il comme centrale à la résilience démocratique qu'il prétend valoriser ?
Contexte politique — Plus qu'un lieuRecommendations
One principle runs through all six: enable what already exists — don't replace it.
Recommandations
Un principe traverse les six recommandations : habiliter ce qui existe déjà — ne pas le remplacer.
An Enabling Environment, Not a New System
Not a call for new systems — a call for a different orientation.
The question this paper puts to policymakers
Not whether to support this work — whether Canada will keep benefiting from it without acknowledging what it costs, and who pays.
Activists in exile in Canada are already sustaining one another through collective care, storytelling, and transnational solidarity that extend far beyond formal protection systems. These are not temporary coping mechanisms — they are durable infrastructures that formal policy has never fully seen.
When collective care is not named as infrastructure, it cannot be funded as infrastructure. The gap is real, but it is not inevitable — it is the product of policy choices that can be made differently.
The task ahead is not to replace these practices or manage them into legibility. It is to create the conditions under which activists in exile can keep caring for one another, and keep contributing to the democratic life of the societies they inhabit.
When collective care is not named as infrastructure, it cannot be funded as infrastructure.
Kawther RamadanUn environnement habilitant, pas un nouveau système
Non pas un appel à de nouveaux systèmes — un appel à une orientation différente.
La question que ce document pose aux décideurs politiques
Non pas s'il faut soutenir ce travail — mais si le Canada continuera d'en bénéficier sans reconnaître ce qu'il coûte, et qui en paie le prix.
Les activistes en exil au Canada se soutiennent déjà mutuellement par le soin collectif, le témoignage et la solidarité transnationale, bien au-delà des systèmes formels de protection. Ce ne sont pas des mécanismes d'adaptation temporaires — ce sont des infrastructures durables que la politique officielle n'a jamais pleinement reconnues.
Lorsque le soin collectif n'est pas nommé comme une infrastructure, il ne peut être financé comme telle. L'écart est réel, mais il n'est pas inévitable — il est le produit de choix politiques qui peuvent être faits autrement.
La tâche à venir n'est pas de remplacer ces pratiques ni de les gérer jusqu'à les rendre lisibles pour les institutions. Elle est de créer les conditions permettant aux activistes en exil de continuer à prendre soin les uns des autres, et de continuer à contribuer à la vie démocratique des sociétés qu'ils habitent.
Lorsque le soin collectif n'est pas nommé comme une infrastructure, il ne peut être financé comme telle.
Kawther RamadanMore Than a Place
Reimagining post-pathway support for activists in exile inCanada — how collective care, storytelling, and transnational solidarity already sustain the work that formal policy has never fully seen.
Once legal status is secured, activists in exile don't stop needing support — they stop being visible to the systems designed to provide it.
The paper's core argument: Once legal status is secured, a structural gap opens in Canada's response to activists in exile — not in access to services, but in recognition of how they actually sustain their lives. Drawing on ten activists' own experiences, I show that peer support, storytelling, and transnational solidarity are not informal supplements to real support — they are the support, carried largely and invisibly by women. The paper calls for no new top-down programs, only for Canada to act as an enabling environment for what already exists.
When collective care is not named as infrastructure, it cannot be funded as infrastructure.
Kawther Ramadan, More Than a PlaceAbout the author
Plus qu'un lieu
Repenser le soutien post-parcours pour les activistes en exil au Canada — comment le soin collectif, le témoignage et la solidarité transnationale soutiennent déjà un travail que les politiques officielles n'ont jamais pleinement reconnu.
Une fois le statut juridique obtenu, les activistes en exil ne cessent pas d'avoir besoin de soutien — ils cessent d'être visibles aux systèmes conçus pour le leur offrir.
L'argument central du document : une fois le statut juridique obtenu, un écart structurel s'ouvre dans la réponse du Canada envers les activistes en exil — non pas dans l'accès aux services, mais dans la reconnaissance de la manière dont ils soutiennent réellement leur propre vie. En m'appuyant sur les expériences de dix activistes, je montre que le soutien par les pairs, le témoignage et la solidarité transnationale ne sont pas de simples suppléments informels au soutien réel — ils en sont le soutien, porté en grande partie et invisiblement par des femmes. Le document ne demande aucun nouveau programme descendant, seulement que le Canada agisse comme un environnement habilitant pour ce qui existe déjà.
Lorsque le soin collectif n'est pas nommé comme une infrastructure, il ne peut être financé comme telle.
Kawther Ramadan, Plus qu'un lieu